Nextoniens engagés

Le 15/04/2026

Nextoniens engagés : consultant le jour, bénévole le soir

Chez NEXTON, l'engagement ne s'arrête pas aux portes du bureau. 

Mehdi Bennis, consultant NEXTON consacre une partie de son temps libre aux maraudes de l'association La Marche à Suivre. Rencontre avec quelqu'un qui a choisi de passer de l'observation à l'action.

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je m'appelle Mehdi, j'ai 32 ans, consultant chez NEXTON et en parallèle je suis engagé dans une association qui fait des maraudes (des parcours effectués par des bénévoles) auprès de personnes en situation de précarité. C'est quelque chose que je fais en dehors du travail, parce que j'avais envie de m'impliquer concrètement sur le terrain et d'être utile à mon échelle.

Peux-tu nous présenter l'association et les publics qu'elle accompagne ?

L'association s'appelle La Marche à Suivre, elle a été créée en 2017. Elle intervient principalement à Paris à travers des maraudes auprès de personnes sans-abri ou en grande précarité. Nous allons à la rencontre de personnes qui vivent dans la rue, mais aussi de familles ou de personnes isolées, parfois complètement invisibles.

L'objectif n'est pas seulement d'apporter une aide matérielle comme de la nourriture ou des produits d'hygiène, mais aussi de recréer du lien humain : discuter, écouter, prendre le temps avec les gens.

L'association ne se limite pas aux maraudes. Elle mène aussi des projets humanitaires à l'international, notamment au Sénégal où elle a déjà contribué à la construction de deux écoles et de puits. Elle s'engage également localement à travers des actions avec d'autres associations et des initiatives auprès des jeunes, avec une vraie volonté de transmission et de sensibilisation.

Concrètement, comment se déroulent les maraudes et quel impact ont-elles sur le terrain ?

Les maraudes se font généralement en équipe, le soir. Nous préparons en amont des sacs avec de la nourriture, des boissons chaudes, des kits d'hygiène, puis nous partons dans différentes zones pour aller à la rencontre des personnes.

Sur le terrain, l'impact est double : il y a bien sûr l'aide immédiate, mais ce qui marque le plus, c'est le contact humain. Parfois, juste le fait de discuter quelques minutes, d'appeler quelqu'un par son prénom, cela change énormément de choses. Nous sentons que cela recrée du lien et un peu de dignité.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de t'engager dans cette cause ? As-tu eu un déclic particulier ?

Je dirais qu'il n'y a pas eu un seul déclic, mais plutôt une accumulation. Le fait de voir des personnes à la rue au quotidien, de s'y habituer… et à un moment, on se dit que ce n'est pas normal de rester indifférent. J'avais envie de passer de l'observation à l'action, même modestement.

Qu'est-ce que cet engagement t'apporte, sur le plan humain ou personnel ?

Cela remet beaucoup de choses en perspective. On relativise énormément sur ses propres problèmes. Et surtout, cela reconnecte à l'essentiel : le contact humain, la simplicité, l'écoute.

C'est aussi très enrichissant, parce que chaque personne a une histoire, et cela apprend à ne pas juger et à mieux comprendre les parcours de vie.

Comment peut-on soutenir votre association ou s'impliquer à vos côtés ?

Il y a plusieurs façons de s'impliquer. Vous pouvez rejoindre les maraudes en tant que bénévole, même ponctuellement. Vous pouvez aussi faire des dons, qu'ils soient financiers ou matériels, comme des vêtements ou des produits d'hygiène.

Et puis il y a quelque chose de simple mais important : en parler autour de soi. Plus nous sommes nombreux à être sensibilisés, plus l'impact peut être fort.

Faire partie de l'aventure ?

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